Son passage à plein temps au RN, dont il était conseiller officieux depuis 2021, a été quelque peu chahuté par les mauvais échos sur sa gestion d’Otium, le fonds d’investissement de Pierre-Edouard Stérin. Le milliardaire a néanmoins défendu son ancien bras droit, tout en le dépeignant en étatiste peu libéral.
Qu’importe, le polytechnicien est vite passé à autre chose, s’attelant à rapprocher le parti à la flamme du monde des affaires. D’abord avec un fameux dîner entre Marine Le Pen et des patrons du CAC 40, puis en contribuant à une concertation des entreprises sur la simplification — une idée de Jordan Bardella pour attirer l’attention des fédérations professionnelles et aimanter leurs idées.
François Durvye travaille avec Ambroise de Rancourt, coordinateur du programme présidentiel, dont il est proche. Un lien précieux, alors que le quadragénaire milite pour infléchir la ligne du RN sur les retraites — il ne juge pas tenable, économiquement, de maintenir l’âge de départ à 60 ou 62 ans. De quoi épaissir le brouillard sur la ligne du parti, alors que d’autres cadres alertent sur le risque que représenterait l’abandon de cette proposition clé.
